Aujourd'hui à la plage de Ngor

Publié le par Koukla Tabi

Le thermomètre flirte avec les 30°C, "ma" plage est prise d'assaut par des vendeurs de tongs, de maillots de bain, de fruits et d'eau fraiche.

 

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De jeunes gens venus de Grand Yoff, Thiaroye ou Rufisque, la banlieue de Dakar, se baignent, discutent sous un parasol loué pour l'après-midi, se préparent du thé sur un petit réchaud, grignotent des arachides ou suçotent des noyaux de mad, un fruit à la coque jaune tachetée de brun, dont la chair jaune et filandreuse ne se détache que difficilement des nombreux noyaux. Les Sénégalais raffolent du mad qu'ils consomment saupoudrés de sel et de piment, pour atténuer l'acidité du fruit...

 

Les filles ont sorti les bikinis, les gars leur lunettes de soleil, elles s'enroulent dans des paréos colorés, ils jouent au foot, au tennis avec des raquettes de beach ball ou font des pompes pour les impressionner.

 


La plage de Ngor, qui s'étend sur plus de 500 mètres du grand hôtel Diarama au vieux village lébou  est une des rares plages de Dakar où l'on peut se baigner sans danger, l'île d'en face la protégeant des vagues de l'Atlantique.

 

Au delà de la maison Abaka, une chambre d'hôtes qui propose des sorties en mer pour les touristes amateurs de pêche au gros, il n'y a plus grand monde, à part les habitants de Ngor eux-mêmes qui vaquent à leurs occupations. Faut dire, qu'après cette limite,  personne n'a ramassé les algues et les détritus charriés par la marée et aujourd'hui l'odeur d'iode est suffocante.

 

A chaque pas, des poissons morts vous font de l'oeil et il faut vraiment connaître la plage de Ngor dans ces bons jours pour avoir envie de poursuivre la ballade au delà.

 

un enfant joue dans les alguesMais au bout de quelques mètres, si on veut bien s'aventurer dans ce territoire pas très accueillant, on s'aperçoit que la plage a de nouveau été nettoyée.

 

Un groupe d'enfants de 5-6 ans,  s'est appliqué à ramasser toutes les algues vertes sur une trentaine de mètres. Les algues sont rangées dans de grands sacs qui contenaient auparavant 50 kilos de riz. Les enfants s'y mettent à plusieurs pour les transporter dans le village et à chaque fois qu'une algue tombe, un petit court derrière pour la ramasser. Interrogés, sur leur utilisation, je crois comprendre qu'elles servent de combustible mais je ne parle pas assez wolof pour en être certaine.

Plus loin, encore, une femme vend des oursins à l'unité. Des enfants transportent un bidon d'essence pour alimenter le moteur d'une pirogue.

Je croise encore un autre groupe d'enfants qui ramasse des algues et cette fois un grand d'une dizaine d'années, se propose pour porter le sac sur son épaule, cela a l'air lourd... 

 

A demain...

Publié dans Vie quotidienne

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