L'intervention militaire au nord du Mali accroît l'insécurité alimentaire.

Publié le par Koukla Tabi

L'intervention militaire française débutée le 11 janvier 2013 au Mali, désorganise fortement une région qui souffre déjà structurellement de la faim.
Un ami journaliste à Niono me confiait que l'on ne pouvait plus trouver un seul poulet, après le départ des journalistes une semaine après avoir reçu l'autorisation de l'armée d'entrer la ville. Mais ce qui pourrait n'être qu'une anecdote, ne l'est plus du tout quand on sait que près de quatre adultes sur cinq se privent de nourriture dans la région de Gao, au nord du Mali, pour permettre aux enfants de manger à leur faim, selon l'ONG Oxfam qui s'est rendue sur place.
La présence des militaires au sol et dans une moindre mesure l'afflux des journalistes, renforcés par la crainte du lendemain et le désir d'une juste rémunération des risques pris pour l'acheminement des marchandises ont fait flamber les prix des denrées alimentaires mais aussi du carburant.
Et il n'est pas impossiblecomme souvent en zones de conflit, que certains spéculateurs cherchent à s'engraisser en retenant les stocks de vivres...
Selon l'ONG, le nord du Mali, est confronté à une triple difficulté : une hausse des prix des denrées alimentaires de base pouvant atteindre jusqu'à 70%, une disponibilité insuffisante bien qu'en amélioration des céréales comme le sorgho ou le mil et un isolement dû à la fermeture des routes suite à l'intervention armée.
Dans ces conditions, on comprend qu'Oxfam tire la sonnette l'alarme. Alors les dons, c'est par .

Publié dans Economie

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