Leçon n°1 : croissance économique n'est pas synonyme de réduction de la pauvreté en Afrique, selon la Banque mondiale.

Publié le par Koukla Tabi

La croissance économique de l'Afrique a été supérieure à la moyenne mondiale durant ces dix dernières années, mais ne s'accompagne pas d'une baisse suffisante de la pauvreté, estime la Banque mondiale dans son rapport semestriel Africa's Pulse publié lundi.

Cette croissance a été portée par la découverte de nouveaux gisements de pétrole, de gaz, de cuivre et d'autres minéraux stratégiques ainsi que par l'expansion de plusieurs exploitations minières et de nouvelles installations au Mozambique, Niger, Sierra Leone et Zambie.

Face à l'abondance des ressources naturelles, la Banque mondiale prédit aussi qu’en 2020, seuls quatre ou cinq pays ne seront pas impliqués d'une manière ou d'une autre dans une exploitation minière. 

L'augmentation du Produit intérieur brut s'accompagne aussi d'un changement dans les destinations des exportations du continent. Ainsi en 2011, l'Afrique a plus exporté vers le Brésil, l’Inde et la Chine que vers l'Union européenne. 

Entre 2013-2015, la croissance du continent devrait être autour de 5% , en raison du maintien des cours élevés des matières premières et de la hausse de la consommation, estime encore la Banque mondiale.
En 2012, un quart des pays africains ont enregistré une croissance supérieure ou égale à 7%. La Sierra Leone, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Liberia, l’Éthiopie, le Burkina Faso et le Rwanda sont en tête de ce classement.

Cependant la pauvreté ne recule pas suffisamment et la Banque mondiale insiste sur l’accès à l’électricité et la sécurité alimentaire dans les régions vulnérables du Sahel et de la Corne de l’Afrique pour réduire significativement la pauvreté.

L'institution internationale semble ainsi découvrir que croissance et développement sont deux choses différentes, ce que chaque étudiant en économie apprend dès le premier jour !

 

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