Olam réduit la voilure au Gabon

Publié le par Koukla Tabi

Olam cherche à se désengager partiellement d'un de ses plus gros investissements en Afrique, en réduisant ses parts dans Gabon Fertiliser Company (GFC), a annoncé jeudi le géant asiatique, lors de la présentation de sa nouvelle stratégie pour 2014-2016.


La maison de négoce est, depuis cet automne, sous le feu des critiques concernant sa politique de croissance expansionniste et le niveau de sa dette après la publication en novembre d'un rapport de l'analyste américain Muddy Waters incitant à vendre les actions d'Olam en raison du taux d'endettement de la compagnie trop élevé.


Olam fonde sa nouvelle stratégie sur une réduction de la vitesse de sa croissance et  le dégagement de liquidités. Le groupe côté à la Bourse de Singapour, vise un flux de trésorerie positif à partir de cette année jusqu'en juin 2014, soit un an plus tôt que prévu, et a retardé son objectif d'atteindre 1 milliard de dollars de bénéfice net d'ici 2016.


GFC est une co-entreprise dirigée par Olam en partenariat avec Tata Chemicals et le Gouvernement gabonais, qui a comme projet la construction d'une usine d'engrais d'une capacité de production de 3.850 t/jour d'urée et de 2.200 t/jour d'ammoniac sur  l'île Mandji près de Port Gentil au Gabon pour un coût d'1,3 milliard d'euros.


D'ici fin 2016 ou après la mise en service de l'usine d'engrais, Olam voudrait porter progressivement sa part à moins de 50% contre 62,9% actuellement.


Les  négociations du contrat d'Engineering, Procurement, Construction (conception, fourniture, construction) ont été ouvertes  à d'autres parties dans le but de réduire le coût global du projet, peut-on lire dans la présentation de la nouvelle stratégie. "Nous prévoyons que ces négociations soient achevées dans les 2-3 prochains mois", précise encore la présentation.


La mise en œuvre du projet en termes de préparation du site et de dragage progresse comme prévu et devrait être achevé d'ici septembre 2013, affirme encore Olam dans le même document.


Au Gabon, Olam est présent dans le bois depuis 1999 et possède deux scieries d'une capacité totale de production de 80.000 m3 de grumes par an. Olam est aussi présent dans  l'importation de riz depuis 2004 ainsi que dans les produits laitiers.


Olam a aussi investi au Gabon dans des palmeraies, des plantations d'hévéa, et dans la production d'huile de palme pour environ 181,4 millions d'euros d'investissement.


Olam a également  créé avec le gouvernement gabonais une joint-venture, pour créer une zone économique spéciale à Nkok, pour un montant de 88 millions d'euros.


(sources : Communiqué de presse Olam, Reuters, Coface, Banque africaine de développement, Jeune Afrique)

 

 

 

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